Vendredi 25 avril.
Voilà déjà une semaine que j’ai repéré des chevaux juste à côté du Ladies’ hostel, mon logement. Je voudrais y aller, mais Anitha et Spanghana ne sont pas très rassurées, car le centre équestre est en face du logement de garçons (ils pourraient faire du "bruit" quand on passe devant..), et de plus, elles ne sont jamais allées par là.
Donc au bout d’un moment, au risque de tomber sur des gens qui ne parlent pas un mot d’anglais, je pars un soir en rentrant du bureau.
C’est à 15 min à pied, il faut marcher le long d’une route encadrée de flamboyants aux fleurs rouges, jaunes, et d’autres arbres. Certains profitent de cette heure pour faire une pause discussion, écouter de la musique, voire emmener les petits sur le réservoir de la moto pour qu’ils tiennent les poignets et conduisent avec le papa derrière. Puis j’empêtre un terrain vague, où des enfants s’entrainent au cricket à la fraîche de 17h30.

La carrière, avec dans le fond les écuries aux murs blancs.

L'entrée, avec les douches à gauches

Les fameuses douches....au seau aussi, parce que il n'y a pas de raison que la douche des chevaux soit plus sophistiquée que les notre hein !
Le centre équestre un peu construit sur un modèle d’hacienda espagnole. Le haut mur entoure totalement le centre du bâtiment. Pour entrer, vous devez passer une porte en bois, qui donne sur une cour, entourée par les écuries qui forment le mur extérieur et le pourtour du bâtiment. Il s'agit de chevaux de l'armée indienne, utilisés pour les travaux miitaires, mais aussi pour leurs équipes de compétitions équestres.

Les hommes qui sont posés là sur des chaises en plastique, parlent peu l'anglais. Nous arrivons tout même à nous comprenrdre, et ils m'expliquent que le responsable n’est pas là aujourd’hui. Je dois repasser le lendemain matin.
A 6h, c’est le levé du jour en Inde. Le soleil répercute sa lumière sur les nuages, rouge, bas sur l’horizon et boursouflé au point d’avoir deux fois sa dimension normale.
Je pensais me retrouver seule sur la route, mais il fait très frais à cette heure-ci, et par conséquent, beaucoup de gens (et des vaches toujours) sont dehors, à faire leur sport, leurs travaux, etc.
Les chevaux ont déjà commencé le cours. Leur physionomie est adaptée au climat sec et chaud, c’est pourquoi ils sont plutôt maigres, pour ainsi perdre moins d’énergie et d’eau, et aussi pour produire moins de chaleur. La monte est différente de celle en France : les positions des mains et des jambes, l’utilisation de la cravache (assez fréquente et sur la tête), les exercices à faire (comme faire reculer le cheval à chaque arrêt).
Je me pose alors sous un arbre et regarde discrètement le cours, dispensé en hindi.
Et après 30 min, le moniteur et une cavalière viennent de chercher, et me disent de monter tout de suite et de montrer ce que je sais faire à l’obstacle !
Et me voilà, partis à galoper, sauter, trotter, tourner, voler au dessus des obstacles ! Le moniteur très content me dit de revenir quand l’officier est là pour m’inscrire sans soucis si j’en ai envi, pour monter tous les matins gratuit parce que je suis étudiante !
Ah, la journée commençait drôlement bien !!
Je vous présenterai le jeune dont je m’occupe tous les jours : 3 ans d’âge, 1.80 m au garrot et destiné à l’officier commandant !
Un bon gros bébé !